Comment accélérer la création de graphiques avec Adobe Illustrator en association avec un système PIM
Grâce à un système PIM et à Adobe Illustrator, il est possible de générer automatiquement des graphiques spécifiques à la langue et des croquis cotés.
Les graphiques jouent un rôle important dans la communication produit. D'une part, ils ont une fonction explicative grâce à des marquages textuels sous forme d'illustrations, de pictogrammes ou de diagrammes. D'autre part, en tant que croquis cotés, dérivés de dessins techniques et comportant des cotes (métriques, en pouces). Pour cela, le graphique est généralement créé avec Adobe Illustrator (AI).
Le processus de création en lui-même est créatif et ne peut pas être automatisé. Cependant, des variantes de ces graphiques sont souvent créées par la suite, avec des dimensions différentes pour certaines variantes d’articles ou avec des traductions dans les différentes langues et versions nationales. Chacune de ces variantes est ensuite enregistrée en vue d’une utilisation dans les supports imprimés et sur Internet. Ce processus est fastidieux et prend beaucoup de temps. C’est précisément pour cela qu’une automatisation, décrite ci-après, est tout indiquée.
Contexte et conditions préalables
Je souhaite examiner deux cas :
1.) Graphiques spécifiques à la langue
On crée des graphiques comportant des composants de texte récurrents, qui doivent être disponibles dans différentes variantes linguistiques.
2.) Croquis cotés
Des graphiques contenant des cotes numériques sont créés et doivent être convertis en cotes américaines. Ou bien ils doivent être utilisés pour d’autres variantes d’articles présentant des cotes différentes.
D’un point de vue technique, il est supposé que les contenus, c’est-à-dire les graphiques (au format AI), les composants de texte (y compris les traductions) et les cotes, sont gérés dans un système PIM. Et qu’il existe une connexion à Adobe Illustrator. Ce sont là les deux conditions préalables à l’automatisation des graphiques.
La situation actuelle avec une procédure manuelle
Les graphiques sont généralement utilisés pour la description visuelle des produits. Les graphistes veillent souvent à ce que ces graphiques soient indépendants de la langue : par exemple, en utilisant des lettres ou des chiffres expliqués dans la légende d’image, ou en présentant les dimensions des différentes variantes d’articles dans un tableau. Ils évitent ainsi de devoir créer des graphiques pour d’autres variantes linguistiques ou de variantes d’articles.
Toutefois, si des graphiques indépendants de la langue ne sont pas possibles ou ne sont pas souhaités, des textes dans une langue source, par exemple en français ou en anglais, sont directement insérés dans les graphiques. Dans ce cas, le graphiste doit veiller par la suite à ce que ces textes soient traduits. Une fois la traduction effectuée, les textes sont insérés dans le graphique sur les calques de langue correspondants (« copier-coller ») et enregistrés, spécifiques à la langue, dans les fichiers dérivés requis pour le web et le print. Il faut compter entre 5 et 10 minutes par langue.
Dans le second cas, lorsque les graphiques contiennent des dimensions, celles-ci doivent être converties en mesures américaines, par exemple en pouces, pour le marché américain. Les dimensions sont alors arrondies ou, de préférence, indiquées sous forme de fractions (moitiés, quarts, huitièmes, etc.). Il s’agit d’une tâche très fastidieuse et sujette aux erreurs. Dans certains cas, les mêmes graphiques peuvent également être utilisés pour différentes variantes d’articles. Pour cela, les dimensions sont ajustées manuellement et le graphique est enregistré pour chaque variante d’article. Il faut compter entre 10 et 15 minutes par variante.
Possibilités d’automatisation
Grâce à l’intégration avec Adobe Illustrator, les traductions et les dimensions peuvent être insérées automatiquement dans les graphiques.
Cette approche offre d’énormes avantages :
- Les graphiques peuvent être générés automatiquement dans toutes les variantes linguistiques nécessaires et tous les supports (impression, Internet, etc.). Le travail manuel est supprimé.
- Le graphiste n’a pas à se soucier des traductions. Les composants de texte déjà traduits sont réutilisés et garantissent ainsi la cohérence. Si les traductions ne sont pas disponibles, elles sont intégrées au processus de traduction habituel et ne doivent pas être traduites manuellement.
- Le graphiste n’a pas besoin d’effectuer de conversions, par exemple en pouces. La conversion est effectuée automatiquement par le logiciel et peut également être réalisée sous la forme fractionnaire typique des pouces.
- Le graphiste peut utiliser un croquis pour différentes variantes d’articles et faire insérer automatiquement les dimensions.
Procédure technique
Pour permettre l’automatisation, les nouveaux graphiques doivent être préparés avec Adobe Illustrator. Pour les graphiques existants, la mise en forme peut s’effectuer automatiquement.
Lorsqu’un nouveau graphique est créé, la procédure est la suivante : dans le graphique, on insère des variables, appelées « marqueurs », à la place du texte ou de la cote elle-même. Le marqueur fournit une référence à un module de texte spécifique ou à une cote précise, par exemple le diamètre. Le graphique est importé dans le système PIM et les modules de texte correspondants sont associés au graphique, en référence au marqueur. Dans le cas de graphiques cotés, il suffit d’associer le graphique au groupe d’articles.
Pour les graphiques existants, ce processus peut être automatisé en masse. Pour cela, les textes de la langue source sont automatiquement extraits du graphique et remplacés par des marqueurs. Chaque composant de texte qui n’existe pas encore est alors enregistré dans le système PIM et automatiquement associé à la graphique. Si des composants de texte au contenu identique existent déjà, ceux-ci sont associés.
Conclusion
Plus il y a de graphiques spécifiques à chaque langue et plus le nombre de langues requises est élevé, plus le gain de temps est important. Avec des milliers de graphiques et plus de 10 langues, le gain de temps peut atteindre plusieurs mois. De plus, il est possible d'insérer des mesures dans les graphiques ou de les convertir en pouces pour le marché américain. Sur le plan de la qualité, cette approche permet d'obtenir une présentation homogène et d'éviter les erreurs.
Thomas Kern est gérant et fondateur de crossbase. Il est à l'origine de l'idée du logiciel et dispose de plus de 25 ans d'expérience dans le domaine du PIM, du DAM, de l'impression, de l'e-commerce et de tout ce qui s'y rapporte. En tant qu'ingénieur en mécanique avec une spécialisation en informatique appliquée, il est donc en mesure de fournir des conseils complets à nos clients de l'industrie.
En outre, il conseille les nouveaux clients lors de l'introduction de crossbase et est responsable de la gestion de projet. Le contenu de ses projets est axé sur l'analyse, le modèle de données et l'interface ERP.
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Jean-René Thies
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